Mardi 8 décembre 2009 à 11:43

Non, ce n'est pas ma mort proprement dite, mais la mort de mon personnage suite à la fermeture du serveur.    L'histoire de "transfert", c'est que j'ai fait un autre personnage (Calyxte) sur un second serveur du même jeu.






Mady entra dans la pièce sombre et soupira. Son dernier combat avait été rude et elle ne pourrait plus revenir si on savait qu’elle en était l’auteur.

 

*Je vais devoir faire ce que je redoutais*

 

La jeune féline soupira et ferma derrière elle la lourde porte de bois. La pièce dans laquelle elle se trouvait était circulaire et pas une fenêtre n’était percée dans le mur centenaire. Elle alluma une torche qu’elle accrocha à l’entrée et avança. Au centre de la pièce se trouvait un corps inanimé couché sur la pierre froide du sol. Le corps était placé dans un cercle de runes démoniaques anciennes.

 

*Calyxte, ma sœur…Le jour est venu, je tiendrais ma promesse. Tu va revoir la lumière du jour*

 

Mady caressa tendrement le corps de sa jeune sœur qu’elle avait plongé volontairement dans un sommeil sans fin quelques centaines d’années auparavant.

De son père félin, Calyxte avait hérité une force hors du commun, mais ses yeux étaient ceux de sa mère démone. Elle avait des formes plus voluptueuses que Mady et paraissait plus mûre que son âge.

Mady sorti d’une petite sacoche une plume de Phoenix, et un parchemin. Elle plaça les objets juste à coté du cercle de façon à ce que sa sœur puisse les voir quand elle se réveillerai. Elle se dévêtit ensuite,  plaça ses affaires dans un coffre qu’elle scella par un sort ancien. Elle ne garda sur elle que de quoi cacher les parties les plus intimes de son corps, comme sa sœur l’avait fait avant elle.

Elle alla ensuite s’asseoir sur une stèle de pierre aux pieds de Calyxte. Elle attrapa la fiole qui se trouvait à la tête de la stèle. La faible lueur de la torche faisait briller le liquide rouge sang. Elle retira le bouchon dans un bruit sec et but la potion qu’elle avait préparée le jour où sa sœur s’était endormie. Elle s’allongea sur la stèle.

 

« Adieu Calyxte, Je ne ferai plus partie de ce monde à présent »

 

Mady ferma les yeux. Alors la pièce s’emplit d’une lueur rouge intense. D’abord entourant le corps de Mady, elle descendit lentement au sol pour colorer peu à peu les runes gravées au sol. Une chaleur envahit la pièce et la lueur gagna le corps de Calyxte. La jeune fille reprit les couleurs qu’elle avait perdues au cours des siècles. Le halo rouge devint plus intense et la féline fut victime d’un spasme, prouvant que le transfert avait fonctionné.

Calyxte toussa puis reprit lentement sa respiration.

 

 

 

 

 

 

 

Ses yeux couleur or s’ouvrirent lentement, s’habituant peu à peu à la faible lumière de la pièce. Un filet d’air la fit frissonner. Elle s’étira et regarda autour d’elle. Les murs de pierre étaient devenus poussiéreux. La torche accrochée à l’entrée ne devait pas brûler depuis très longtemps. Puis ses yeux se posèrent au sol, sur un parchemin roulé et une plume. Ils n’étaient pas poussiéreux. La jeune féline commença à comprendre et ses yeux trouvèrent rapidement l’auteur présumée de la lettre.

 

« Mady ! »

 

Calyxte se précipita sur le corps inanimé de sa sœur. Il était tiède mais bel et bien en état d’arrêt biologique. De plus de nombreuses blessures couvrait la peau de la féline inanimée.

 

« Mady, qu’as-tu donc pu faire ?     Pourquoi m’as-tu ramenée à la vie ?    Nom d’un Pupu ! le parchemin ! »

 

 

La jeune féline se retourna vers le morceau de papier vieilli et le déplia avec toutes les précautions possibles. Elle reconnu au premier coup d’œil l’écriture de sa sœur ainée dont le corps gisait sur la stèle. Une larme monta au creux de son œil lorsqu’elle entreprit de lire le manuscrit.

 

 

 

Publié par madylecastor

Mardi 10 novembre 2009 à 9:56


Un jeu ....

Oui c'est sûr ce n'est qu'un jeu....

Un jeu qui se meurt et qui attend des nouvelles du grand patron pour savoir s'il va survivre....

Mais et moi dans tout ça? Cette petite cowgirl qui m'accompagne depuis deux ans... Que vais-je faire? Ne pourrais-je jamais plus la revoir?

Celle que je faisait passer pour une fille qui ne me ressemble pas mais qui est à la fois si proche de moi. Ne reverrais-je jamais ses petites oreilles de chat?
Je regarde ce monde de l'autre coté du miroir et le vois se vider, il se meurt, il se vide de son âme. Et ceux qui y ont vécu trop de souvenirs se désespèrent ... Et moi je reste là...
Cette petite féline que vous pouvez voir dans les hauteurs des villes, dans les recoins cachés des zones de combats.... Vous la reconnaitrez facilement... Une féline qui se fait passer pour une cowgirl, elle ne tente même plus de cacher ses ailes démoniaques sous son blouson de cuir... Il n'y a plus personne pour lui reprocher son histoire.
Oui cette petite avait une histoire... Une histoire à elle, une histoire particulière que j'avais construit mot par mot, jour après jour...



http://madylecastor.cowblog.fr/images/00000778.png



Cette histoire elle l'avait vécue auprès de ceux qui ont accepté de croiser sa route... Vermi, ma crèpière.... Rah, mon ptit lapin.... Milamber, mon ptit ange.... Et Xela.... Xela qui m'aime.... Que j'aime.... Xela l'humain, qui a su percer la porte de mon coeur.... Qui m'a offert cette bague et ce mariage en jeu et qui attend encore de pouvoir me l'offrir dans la vie réelle.....


Ces souvenirs je ne veut pas les perdre, alors j'erre encore dans ce jeu devenu fantôme en attendant de savoir si les gros patrons décident de nous garder en vie ou si ils décident de supprimer définitivement ces deux ans d'existence et deux ans de bons souvenirs...

Publié par madylecastor

Mercredi 2 septembre 2009 à 9:46

Ce soir, j’ai retrouvé. L’odeur d’abord.

Celle du soir tombant. Du jardin arrosé. Celle des ptites bêtes qui fouillent dans l’herbe. Des prunes tombées au sol et qui s’écrasent sous les pieds. La fraîche odeur de l’herbe tondue, des nuages roses et du vent léger.

Ensuite les souvenirs sortent le long du chemin. D’abord, le terrain où on faisait ces parties de boules interminables. Ensuite, le pré où on attrape toujours les rats dans les trous. Y’a une nouvelle maison là. Y’aura moins de trous pour les rats. La ligne de framboisiers a disparue, les moutons sont loin. Le château a l’air abandonné. Je tire le portail pour aller chaparder quelques prunes. Ici il y avait un chien, un gros labrador noir qui aimait jouer avec les pommes.

Demain, j’irai à la colline. Je dirai bonjour à la sorcière et je chercherai des plumes de buse ou de faucon au bord des champs. Et puis je reviendrai par le bord de la rivière. Un jour, j’arriverai à prendre des belles photos des nuages roses. Ce qui est dommage avec les photos, c’est qu’on a pas les odeurs qui vont avec….http://madylecastor.cowblog.fr/images/Photo004.jpg

Publié par madylecastor

Mercredi 17 juin 2009 à 14:49

http://madylecastor.cowblog.fr/images/TORTUEMAMANBEBE466x366.jpg

Elle,

c'est la première personne qu'un enfant connaît jusqu'au moindre battement de cœur.

Elle,

c'est celle qui sait si bien faire taire nos frayeurs au fond du berceau.

Elle,

c'est tout un tas de tendresse qui soigne nos bobos d'enfant casse-cou.

Elle,

c'est celle qui nous impose de mettre de l'ordre dans notre antre de gamin capricieux.

Elle,

c'est une paire de bras dans lesquels on peut blottir nos peines d'ado inconscient.

Elle,

c'est parfois celle qui connaît nos déboires de cœur et de corps.

Elle,

c'est tout un tas de questions parfois sans réponses.

Elle,

c'est parfois aussi une prise de tête monumentale pour un devoir pas fait.

Elle,

c'est celle dont on veut s'éloigner pour mieux revenir.

Elle,

c'est celle dont aujourd'hui je suis loin, et à qui je voudrais dire, que jamais je ne l'oublierai.

Celle qui m'a appris à être ce que je suis.

Celle à qui je rendrais un jour tout ce qu'elle m'a donné.

Je voulais juste te dire en ce jour:

 

Maman Je t'Aime.




(désolée du retard)

Publié par madylecastor

Mardi 2 juin 2009 à 12:13

http://madylecastor.cowblog.fr/images/hug.jpg

C’est Elles qui me ramassent quand je tombe. Elles sont fortes et pleines de ptites cuillères à ramasser les cœurs brisés et les idées crevées.

La grande fille avec des cheveux et une guitare et la moins grande quoi sait danser et sourire.

Elles sont belles. Beaucoup. Comme la mer sous un coucher de soleil qu’on voit à travers la fenêtre d’un train. On voudrais rester là à les regarder sans fin, mais le train nous emporte. Loin. Trop loin.

Les filles que j’aime elles sont folles. Complètement. Comme la mer qui essaie de sortir de la plage pour aller faire du ski. Moi aussi, enfin, il paraît… On m’a dit un jour que j’étais un ovni. Je sais pas si c’est vrai mais moi j’y crois. Et elles sont des ovnis aussi. Parce que j’ai envie.

Les filles que j’aime elles sont fortes. Très.  Dans plein de choses. Comme la mer qui mange les cailloux. Comme la mer qui fait des frissons partout. Elles ont des épaules éponges qui ont pas peur d’être mouillées.

Publié par madylecastor

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